03/08/2006

Retour aux Libertés souhaite une campagne digne et propre

Dans un tract distribué il y a quelques jours, VOERBELANGEN accuse RETOUR AUX LIBERTES d'avoir organisé une NUIT DE BARBOUILLAGE, en écrivant "j'appelle aussi les politiciens et leaders de l'autre parti à mettre fin à ces choses".

 
Réunis hier soir, les membres de RETOUR AUX LIBERTES ont exprimé leur souhait unanime d'une campagne digne et d'un affichage propre. Ils ne réagiront donc pas davantage à cette initiative qu'ils prennent pour une provocation organisée par des partisans de la branche dure flamande.
Ils ont chargé José Smeets de signer un accord avec Huub Broers pour que les deux partis s'engagent fermement à mener campagne dans la dignité et en respectant la propreté et la propriété publiques.

 

07:47 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

affichage propre Mes chers collègues, si je ne me trompe pas, vous reprenez mes propositions! A plusieurs reprises j'ai déjà proposé de faire un accord sur une propagande propre. Mais, je n'ai jamais reçu de réponse à mes voeux.

Écrit par : Broers Huub | 05/08/2006

Sensass!!! Eh bien, Huub, tu n'y crois pas, mais "RETOUR AUX LIBERTES", c'est vraiment quelque chose de nouveau. Le rajeunissement est évident et l'état d'esprit n'est vraiment plus celui de ton groupe du Harde Vlaamse Voerkern. Nos candidats sont prêts à faire cet accord avec toi.
Si tu avais la chance de voir les yeux de Vanessa quand elle plaide pour une autre politique...
Mais oui, tu verras cela quand elle sera échevine et toi échevin de l'opposition après le 8 octobre. La fraîcheur en politique, c'est cela!

Écrit par : Jean-Louis | 05/08/2006

affichage propre Et bien oui JL.Je connais bien les parents de Vanessa et je me réjouis de la voir au conseil. Mais, je ne crois pas qu'elle sera échevine de la majorité en moi échevin de l'opposition. Je sais aussi que ses parents plaident pour une autre politique et refusent la politique Retour à Liège.Libertés comme les Fouronnais la connaissent. Tu sais, votre choix n'a pas été bien fait car pour les dûrs vous devenez trop faibles et les gens qui réfléchissent ont vu que c'est Voerbelangen qui a mis ce bon ton. Moi, j'ai déjà montré comment le faire et nos jeunes nous suivent. Tout le monde sait que le Broers d'aujourd'hui n'est plus le Broers de la défense des gens et des biens des Flamands contre la bande du Hérisson. Tout le monde sait que Broers travaille aussi bien pour les néerlandophones que pour les francophones. Il n'y a pas d'opprimés à Fourons! Mais, si Vanessa racontrait les mêmes histoires de ce genre, elle ferait la même erreur que ses leaders. (voir aussi Michael qui dès le premier jour à Fourons a montré sa haine - je me rappelle sa première visite à la commune!!!) Mais vos leaders ne l'ont jamais montré et ce sont eux qui restent vos "dirigeants". C'est ce que beaucoup de francophones me disent. Mais, comme tu me connais, je ne fais jamais de pronostique. Mais, je préfère Vanessa ou Marie-Noëlle au collège à la place des autres. Mieuw vaut une d'elles au collège qu'une certaine M au CPAS. Bonne nuit. Le cap de "Cinq heures" vient de passer et Jacques Dutronc a déjà vu beaucoup de choses maintenant. Enfin, moi aussi aux Bandas.

Écrit par : Broers Huub | 06/08/2006

Action... réaction !!! Mais de qui se moque-t-on ? Cher Monsieur le Bourgmestre (je n'ai pas la prétention de vous appeler Huub),

Contrairement à ce que vous prétendez, je n'ai jamais émis la moindre haine envers votre personne voire envers qui que ce soit. Je reprends donc dans l'intégralité ce courriel que vous me reprochez afin que tout les visiteurs de ce blog sachent de quoi il en retourne.

Voici tout d'abord votre réponse à ma demande d'obtention d'accusé de réception de ma demande de changement de domicile en français (expressément demandée par ma banque), cette demande étant formulée avec toute la politesse qu'il se doit d'appliquer vis-à-vis d'un bourgmestre :


De : Huub Broers [mailto:huub.broers@publilink.be]
Envoyé : dimanche 30 janvier 2005 18:53
À : Michaël HENEN
Objet : Re: accusé de réception de changement de domicile

PENSEES LIBRES PERSONNELLES (pas dans ma fonction de bourgmestre)

Je vous prie de prendre connaissance de ma volonté de ne pas me laisser surprendre par une certaine politique linguistique. Pour moi, le temps avance et cette période est finie à Fourons. Sauf pour quelques fanatiques. Ces jeux ne m'intéressent plus du tout. Ne faites donc plus ces efforts. Cela ne sert à rien. Vous êtes nouveau dans notre village. Et, avant même être inscrit dans notre village Limbourgeois et donc flamand, vous commencez déjà votre propre petite histoire. C'est votre choix. Pas le mien. Je comprends donc que vous n'avez pas encore eu le temps d'apprendre notre belle langue. Moi, j'ai un bon nombre de cousins qui habitent en Wallonie depuis plusieurs années. Et bien: ils se sont adaptés en apprenant et parlant le français. En respectant nos amis Wallons. Quand moi, je vais à Liège, à Aubel, ... je parle toujours le français. Je respecte tout le monde. Je n'y fais pas de politique.

Il ne me reste plus le temps pour vous répondre. Des amis Wallons m'attendent à Liège.

Avec mes salutations les plus distinguées.

Huub Broers

Fouronnais d'origine (ma famille habite ici depuis plusieurs siècles)


Que doit-on retirer de vos fameuses pensées libres personnelles ? Que seule la Langue de Vondel est d'application dans nos villages, pourtant protégés depuis des décennies par les fameuses facilités que vos sbires du Groupe Voerbelangen estiment transitoires ? Qu'en réalité, la fameuse courtoisie que vous prônez dans votre campagne "Open Voeren" se révèle une promesse mensongère ? Ou encore que, finalement, à vos yeux, je ne suis qu'un importé qui, hélas pour vous, a réussi à s'intégrer en peu de temps dans le tissu associatif de son village ? Qui, finalement, est « haineux » dans l’histoire ?

Je laisse la liberté (comme dans raL) de pensée à ceux qui liront ce courrier électronique.

Voici maintenant, en primeur, ma réaction à vos pensées libres personnelles qui ne m'ont point dupé :


Monsieur le Bourgmestre,

Avant de formuler des considérations à l’emporte-pièce dont vous ne semblez point avare, je vous prierai de bien vouloir vous renseigner à l’égard des personnes à qui vous écrivez.

En effet, vous affirmez que je viens à peine d’arriver dans « votre village limbourgeois et donc flamand » et je commence déjà à attiser un feu, qui, selon vous, est éteint depuis la nuit des temps (« Pour moi, le temps avance et cette période est finie à Fourons. »).

Loin de moi l’idée, Monsieur le Bourgmestre, d’essayer d’entrer ouvertement en conflit avec vous. Néanmoins, vos « pensées libres personnelles » ne recherchent-elles pas ce but malfaisant que vous me reprochez ? Ne dois-je pas y lire entre les lignes une litanie de critiques habilement déguisées ?

Vous ne voulez guère être surpris « par une certaine politique linguistique »… C’est bien entendu votre droit le plus strict en tant que personne citoyenne, mais en tant que bourgmestre d’une commune dite « à facilités », cela me semble une échappatoire bien maigre.

Dans la brochure d’information « La Région de la Voer » (offerte par les soins de votre mouvement Voerbelangen, N.D.L.R.), on peut y découvrir des énormités telles que « C’est ainsi que, lorsque la Belgique vit le jour, les territoires où l’on parlait le dialecte limbourgeois (et ce jusqu’à Eupen inclus ) se retrouvèrent rattachés à la province francophone de Liège ( à laquelle ils n’avaient jamais appartenu historiquement). Sous la pression de l’allemand à l’est et du français au sud, le dialecte limbourgeois fut peu à peu supplanté. En 1945, il n’était plus parlé que dans les seuls villages fouronnais. ».

Donc, selon le rédacteur de ces excellentes formulations qui sembleraient sortir de l’Encyclopedia UNIVERSALIS, en 1945, le « plattdutch » ou « Plattdeutsch » ( véritable appellation de ce que l’on appelle erronément le dialecte limbourgeois ) n’était plus parlé dans les entités communales de Plombières, Lontzen, Welkenraedt ou La Calamine, par exemple. Je trouverais intéressant de consulter les personnes de ces villages ayant vécu cette époque, et dont certains, parce qu’ils parlaient ce dialecte ou l’adaptaient vers l’allemand, ont été recrutés manu militari aux côtés des forces armées germaniques.

Néanmoins, Monsieur le Bourgmestre, si vous n’êtes pas surpris par ce genre de considérations, vous comprendrez aisément que nous, par contre, le sommes et encore plus quand nous constatons que ce genre d’écrit est cautionné par nos élus communaux (en tous cas, ceux issus de la majorité en place).

Les phrases de certains députés et bourgmestres flamands (flamingants, serais-je tenté de dire) que l’on peut lire dans bon nombre de journaux et d’émissions télévisuelles, telles que les allégations stupides de Monsieur Eric VAN ROMPUY (CD&V, dont vous êtes proche, m’a-t-on dit), qui compare l’annexion des communes de la périphérie bruxelloise à l’Anschluss d’Adolf HITLER, ne peuvent que renforcer mon sentiment de méfiance par rapport à tout pouvoir mené par une frange politique flamande et de surcroît séparatiste, comme c’est le cas de la Région Flamande. L’actualité par rapport à l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, je suppose, ne vous laisse tout de même pas de glace ?

Pour en revenir à mon cas personnel, étant l’aîné d’une famille d’origine hollandaise, je peux vous affirmer que je n’ai pas besoin d’adaptation pour vivre à Fourons et surtout à Rémersdael, où la proportion de francophones reste écrasante par rapport aux pratiquants de la langue de VONDEL. Même les résidents hollandais préfèrent essayer de converser en français avec leurs concitoyens ou encore rédiger leur correspondance avec un en-tête en français (jusqu’à leur adresse), car ils s’y sentent plus…en terre wallonne. Et ceci, n’est-ce pas surprenant ?

J’ai été élève au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, où je fréquentais autant les néerlandophones que les francophones ; j’ai été énormément sollicité en Communauté Germanophone, en Allemagne et aux Pays-Bas en tant que clarinettiste ou même chef d’orchestre ; je suis toujours le seul professeur de mon académie de musique où les élèves néerlandophones me sont systématiquement confiés : vous comprenez donc pourquoi votre sous-entendu de méconnaissance des langues étrangères me laisse tout à fait indifférent.

Ayant entendu que vous étiez dans le civil professeur de français, je vous fais tout de même remarquer que « limbourgeois » ne prend une majuscule que lorsqu’il est utilisé dans le contexte de l’habitant : ainsi, on dira un village limbourgeois francophone et un Wallon, devenu Limbourgeois.

En conclusion, ne croyez surtout pas que cela me gêne que vous parliez le néerlandais. Pas du tout.

Recevez mes plus respectueuses salutations.

Michaël HENEN


Chacun pensera ce qu’il voudra de ma réponse, mais il faut croire que ma nature patiente et amicale, que la plupart des musiciens que je dirige apprécient, en a pris un coup lors de la réception de votre gentille missive.

En ce qui concerne maintenant ma première visite à la maison communale, il faut croire que vous avez, comme le célèbre Bourvil, le don de passe-muraille, puisque je n'ai jamais eu affaire qu'à une charmante employée francophone. Il faut croire que beaucoup de personnes à Fourons sont haineuses puisque, dans mon souvenir, à cette visite, je n'ai demandé qu'un paquet de sacs poubelles (d'extrêmement mauvaise qualité) et, ô sacrilège !!! que ma carte d'identité soit éditée en français.

Bien naturellement, il faut aussi se souvenir du passage de ma concubine Sylvie (que j'accompagnais), où, là, comme par hasard, un certain H.B. nous attendait dans le couloir et lisait Le Jour Verviers (très bonne lecture). L'homme en question a ouvert la porte à la jeune dame avec un grand sourire et un agréable " S'il vous plaît ! ". Lorsque son compagnon a voulu passer, H.B. a certainement eu une crise de tendinite et a du lâcher la porte qui, heureusement, n'a fait que l'effleurer.

Alors, Monsieur le Bourgmestre, je vous souhaite une excellente campagne qui deviendra propre, lorsque les promesses énoncées par votre parti le seront tout autant. Pas besoin de barbouillage pour qu'elle soit déjà sale.

Qui aime bien châtie bien (je ne vous oublierai pas).

Respectueuses salutations.

Michaël HENEN

Copie de ce commentaire à MM. Hubert BROERS et Jean-Louis XHONNEUX.

Écrit par : Michaël HENEN | 06/08/2006

La paille et la poutre? Un peu de peinture, c'est une paille.

Interpelé par un concitoyen pro-limbourgeois qui est peiné par cette action de barbouillage, je lui ai résumé mon état d'esprit à ce sujet:

Permettez-moi cependant de vous dire que cette action de barbouillage, si elle vient des milieux francophones, comme vous le pensez, n'est rien si on la compare à l'intolérable situation qui leur est faite par les autorités flamandes. Que pèsent en effet quelques briques barbouillées par rapport aux brimades imposées aux Francophones?

Des exemples:
Des jeunes qu'on empêche de suivre un apprentissage en français.
Des jeunes handicapés qui ne peuvent pas bénéficier du ramassage pour l'enseignement spécial en français.
Des malades qui ne peuvent bénéficier de la "Zorgkas" (pour laquelle ils ont cotisé) que s'ils sont soignés dans une institution flamande.
Des convocations qui ne sont envoyées qu'en néerlandais pour les élections.
D'après le bourgmestre, toutes les opérations électorales devront se dérouler en néerlandais uniquement.
Des conseillers communaux (nos représentants) dont on ne veut pas entendre les questions parce qu'elles sont posées en français, la langue pour la défense de laquelle ils ont été élus. Des élus ne pouvant devenir bourgmestre ou échevins pour raison linguistique.
Des locataires chassés des maisons que la majorité de 8 sur 15 a décidé de vendre.
Des factures qu'il faut sans cesse renvoyer à la Vlaamse Watermaatschappij et à d'autres instances parce que celles-ci refusent d'enregistrer la langue de leurs clients.
Des curés qui ne veulent pas enterrer leurs paroissiens en français (sauf à Rémersdael).
Des employés de Belgacom qui ne vous comprennent pas lorsque vous leur expliquez votre problème d'ADSL en français, etc.
Des employés communaux qui ne peuvent plus que se parler en néerlandais.
Des candidats fouronnais qui ne sont plus égaux pour un emploi à la commune ou au C.P.A.S., les néerlandophones ne devant prouver qu'une connaissance élémentaire du français, alors que les francophones doivent avoir une connaissance approfondie du néerlandais.
Un service 100 qui ne comprend pas les appels en français.
Etc., etc.

Ne pensez-vous pas qu'il est profondément regrettable que les autorités flamandes s'acharnent à réduire, voire supprimer, les facilités promises aux Francophones? Comment voulez-vous organiser la coexistence si une communauté s'acharne à détruire l'autre?

Moi aussi, j'espère qu'on pourra vivre ensemble, mais je lutterai toujours contre ceux qui imposent ces brimades et contre ceux qui se font leurs complices.

Je suis rémersdaelois depuis ma naissance. Comme HB, je pourrais écrire "depuis plusieurs générations même", mais rien qu'en l'écrivant, je ressens le ridicule de cette formule: comment être avant d'être né? Et je veux rester rémersdaelois. Trop de Fouronnais ont malheureusement déserté leurs villages pour échapper aux tracasseries et aux brimades, laissant ainsi la place à d'autres occupants.

Je reste néanmoins partisan d'une campagne digne avec un affichage propre. Avez-vous vu comment cela s'organise à Schaerbeek? Seuls les ouvriers communaux peuvent coller des affiches!

Écrit par : Jean-Louis Xhonneux | 10/08/2006

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