11/11/2007

Résolution de l'A.I.D.L.C.M.

Réuni à Marseille le 10 novembre 2007, le conseil d'administration de l'A.I.D.L.C.M. (Association internationale pour la Défense des Langues et Cultures menacées) a pris connaissance de l'évolution de la situation des minorités en Belgique, sur base du rapport de Jean-Louis Xhonneux, son secrétaire territorial belge.

  1. Dans l'hypothèse de la scission de la Belgique et d'une déclaration d'indépendance de la Flandre (hypothèse de moins en moins invraisemblable comme l'a montré le vote de ce mercredi 7 novembre 2007 à la commission de l'intérieur de la Chambre, la Flandre devra suivre la procédure imposée aux nouveaux adhérents du Conseil de l'Europe. Cette perspective rassure l'A.I.D.L.C.M.puisque tous les nouveaux membres doivent préalablement donner leur accord sur les conventions et chartes existantes. Les actuelles hésitations flamandes empêchant la ratification de la Charte européenne sur la protection des minorités ethniques et linguistiques disparaîttraient donc du fait de cette nouvelle adhésion et les autres composantes de la Belgique n'auraient plus de problème pour une ratification définitive.
    Par ailleurs, en cas d'éclatement de la Belgique, il n'appartient pas à l'A.I.D.L.C.M. de se prononcer sur la fixation des frontières dès que les aspirations des différentes minorités linguistiques auront été prises en compte.
  2. Dans l'hypothèse plus probable de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral belge et de la poursuite de l'existence du Royaume de Belgique, né de la révolution belge de 1830, l'A.I.D.L.C.M. rappelle l'indispensable protection des minorités linguistiques qui vivent sur son territoire et condamne les vexations imposées à ces populations (par la circulaires Keulen, Martens, Peters ou Vandenbrande...) ou l'intolérance à l'égard de leurs élus (interdiction de s'exprmer en français dans les conseils communaux, même dans les communes où des facilités sont prévues par la loi, blocage des nominations des bourgmestres de communes de la périphérie bruxelloise, blocage de la nomination des présidents de CPAS de la périphérie ou impossibilité de nommer des échevins dans ces mêmes communes).
    Pour garantir le fonctionnement harmonieux du régime des facilités et des lois sur l'emploi des langues, il existe certains mécanismes comme:
    • la Commission permanente de Contrôle linguistique dont le fonctionnement devrait être amélioré puisqu'elle n'est même plus capable d'émettre des avis basés sur la législation existante
    • ou comme le Conseil d'Etat qui devrait traiter tous les dossiers communautaires en assemblée des deux chambres linguistiques.

22:21 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

C'est quoi l'A.I.D.L.C.M.? Un petit comité extrémiste qui veut obligé la langue française partout dans le monde? Je ne connais pas. Je ne savais pas que la langue et la culture françaises étatient menacées. C'est du nouveau. Je ne suis donc pas d'accord qu'une si belle langue soit menacée. On a pourtant assez de pays pour la promouvoir: la grande France, la Wallonie, le Québec et le Jura où les autres langues ne jouent presque plus de rôle (voir leurs lois) ou les pays colonisés dans le temps comme le Congo où certains pays ont fait souffrir les habitants en dictant leur vie en contradiction avec leur manière de vivre.

Écrit par : Huub Broers | 15/12/2007

Fascinant... ... d'hypocrisie, votre dernier commentaire, Monsieur le Bourgmestre !

Le français n'est pas menacé à Fourons ? Chaque conseil communal nous donne pourtant la preuve du contraire. Et bientôt, cette interdiction se fera avec la manière forte, comme à une autre époque qui est heureusement révolue !

La presse sérieuse, et pourtant critiquée par Yves-le-Rwandais, nous apprend que le Gouverneur Stevaert autorise l'usage du patois au Conseil communal : par conséquent, même les dialectes régionaux ont primeur en Flandre par rapport aux autres langues nationales ! La démesure flamande n'a décidément pas de limite !!!

Écrit par : Michaël HENEN | 15/12/2007

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