20/10/2008

Qui connaît Christian Andries?

Le Ministre Marc Tarabella a interpelé le public présent à la 32ème Fête du Peuple fouronnais en lançant cette question: "Qui connaît Christian Andries?" et personne n'a répondu. Il s'agit pourtant de l'échevin de la Culture de Wemmel et, selon certaines sources, futur bourgmestre de cette commune à facilités de la périphérie bruxelloise.

Wemmel

L'échevin Christian Andries, en charge de la Culture à Wemmel, écope d'une plainte pour avoir programmé un film en français au centre culturel.

Voilà ce qu'écrivait RTL-Info sur son site vendredi dernier.

La plainte, déposée par le cartel flamand Wemmel (NVA, CD&V, SPA), vise la projection de deux films touristiques, l'un en néerlandais l'autre en français, suivi d'un dialogue bilingue avec les réalisateurs. Aucune plainte n'a été formulée lors de la programmation de films en italien, en anglais, en gallois ou en russe, indique l'échevin selon lequel "il suffit de programmer une activité en français pour qu'il y ait dépôt d'une plainte".

Et Philippe Leruth rebondit sur cette affaire sur son blog en écrivant à propos de la représentation des Francophones de Belgique au XIIème Sommet de la Francophonie par Yves Leterme: Quand il s'agit de promouvoir et illustrer le français, nos Premiers ministres flamands sont bien mal placés pour s'exprimer dans de telles assemblées. Ou alors, il faudrait y expliquer pourquoi un échevin de Wemmel, Christian Andries, se fait conspuer quand il présente un film français en français au ciné-club local, mais pas s'il présente en allemand un film allemand, ou en anglais un film anglais. L'anecdote a été citée ce week-end à la Fête du Peuple fouronnais par Marc Tarabella, bourgmestre d'Anthisnes et ministre wallon. Après lui, l'échevin francophone et ancien bourgmestre, José Smeets, a rappelé les conditions dans lesquelles les conseillers francophones doivent assumer leur mandat à Fourons: interdiction de s'exprimer dans leur langue au conseil commmunal; obligation de soumettre leurs questions, en néerlandais, cinq jours avant la réunion du conseil; interdiction d'interpeller le bourgmestre sur ses réponses... Dans bien des pays africains, présents au Sommet de Québec, et naguère décriés pour leurs régimes, la pratique démocratique est plus poussée qu'à Fourons. Si un de leurs présidents ou de leurs Premiers ministres a interpellé Yves Leterme à Québec, à ce propos, on serait curieux de savoir quelle réponse notre Premier ministre leur aura donnée. Peut-être aura-t-il invoqué l'incapacité intellectuelle des francophones à apprendre une autre langue que la leur?

22:10 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/10/2008

Limbourg à la Fête du Peuple fouronnais!

 

blason_duche_limbourg

 

Limbourg est initialement le nom d'un éperon rocheux situé en bord de Vesdre sur lequel fut constuit au 10ème, voire au 11ème siècle, un château qui devint celui des comtes puis des ducs de Limbourg dont le duché a existé de 1070 à 1288 comme territoire indépendant dans le St-Empire Romain.

Il comprenait à cette époque en gros la plus grande partie du Pays de Herve, y compris l'actuel canton d'Eupen et 2 des 6 villages fouronnais (Rémersdael et Teuven).

Conquis en 1288 par Jean 1er de Brabant, il constitua à partir de cette époque le Brabant-Limbourg qui suivit les autres principautés belges sous les régimes bourguignons, espagnols et autrichiens.

Administrativement, le duché de Limbourg  constituait avec le Luxembourg une enclave séparée du reste des provinces des Pays-bas par la principauté de Liège (dont faisait partie l'actuel Limbourg belge). Le duché de Limbourg fut progressivement étendu  administrativement aux 3 autres "territoires d'Outre Meuse" à savoir le comté de Dalhem (qui comprenait les 3 villages fouronnais les plus à l'ouest), le Comté de Valkenburg et la Seigneurie de Rolduc, soit donc l'intégralité du Pays de Herve actuel et tout le sud du Limbourg néerlandais actuel. Cette situation perdura jusqu'à la fin de l'ancien régime (il n'y avait qu'une seule assemblée d'état, laquelle siégeait à la Couronne à Henri-Chapelle)

En 1795 les Français, qui avaient envahi nos provinces, redécoupèrent le territoire en créant les départements de l'Ourthe (l'actuelle province de Liège plus les Fourons) et le département de la Meuse Inférieure (les actuelles provinces de Limbourg néerlandais et de Limbourg belge, moins les Fourons). Leur critère de découpage était essentiellement la distance de chaque village par rapport au chef-lieu de canton).

En 1815 au traité de Vienne, les Pays-Bas héritent de ces 3 provinces moins les cantons de l'Est, ne rétablissent plus les anciennes principautés mais reprennent les anciens noms qu'ils attribuent aux territoires dessinés par les Français.

C'est ainsi que le département de l'Ourthe devient la province de Liège et le département de la Meuse inférieure devient le "Limbourg".

Si pour la partie actuellement néerlandaise, l'expression n'était pas usurpée puisque le comté de Valkenburg et la Seigneurie de Rolduc étaient parties prenantes du duché de Limbourg depuis l'unification des territoires d'outre Meuse, il n'en allait pas de même pour l'actuel Limbourg belge qui n'était autre que l'ancien comté de Looz.

Lorsque, en 1839 les deux Limbourg furent séparés par l'acceptation du traité des 24 articles par Guillaume de Hollande, les Belges ne changèrent plus le nom usurpé et prirent même les armoiries de l'ancien duché dont aucun cm2 de la nouvelle province n'avait fait partie...

Cela perdura jusqu'au rattachement des Fourons aux Limbourg en 1963 puisque 2 villages Fouronnais avaient fait partie de l'ancien duché originel de Limbourg (Rémersdael et Teuven) tandis que Fouron-le-Comte, Fouron-St-Martin et Mouland avaient été englobés administrativement avec le reste du comté de Dalhem dans le duché de Limbourg depuis le XVIème siècle.

Pour la petite histoire, on ajoutera que, à la fin du XXème siècle, la province belge de Limbourg opta pour ajouter à ses armoiries (celles usurpées du duché) les anciennes armoiries du comté de Looz, lesquelles sont constituées de bandes jaunes et rouges qui figurent sur les armoiries de la province de Liège.

Cela donna de l'urticaire à l'actuel bourgmestre de Fourons car ces bandes jaunes et rouges ressemblent furieusement au drapeau de l'Action fouronnaise...

En conclusion, les seuls vrais Limbourgeois dans l'actuelle province belge du Limbourg sont les Fouronnais, les autres en ont usurpé le nom en 1815.

Albert Stassen

 

La Ville de Limbourg et les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Anthisnes sont les invités d'honneur à la Fête du Peuple fouronnais cette année. Une charte d'amitié sera signée entre ces invités et la population fouronnaise.

La Ville de Limbourg sera représentée par son bourgmestre Jean-Marie Reinertz qui connaît très bien le territoire fouronnais puisqu'il y participe au moins une fois par an à la marche des Fourons depuis une trentaine d'années.

Anthisnes sera représentée par son bourgmestre et ministre Marc Tarabella.

Olivier Maingain, député et président du F.D.F., est aussi bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert qu'il représentera dimanche à la Fête du Peuple fouronnais dont il est un habitué depuis de longues années.

 

12:00 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/10/2008

Une exposition à voir

Centre Culturel et Sportif des Fourons asbl

 

Droits de l’Homme et Libertés

 

Exposition

Peintures, gravures, dessins, sculptures,…

 

 

Romina DE GREGORIO

Adelin DONNAY

Marc DUCÉ

Thierry JASPART

Yves LAMBERTY

Djamel MERBAH

Edmund STEEGMANN

Andrée WELLENS

 

Les enfants de l’école de Fourons

 

“CENSURE” 

Présence, Théma, Communications

Diffusion : C.A.L. Liège

 

La Bibliothèque Principale de Verviers

et la Bibliothèque de Fourons

 

du 18 au 24 octobre 2008

Tous les jours de 13 à 17h. ou sur rendez-vous

 

Vernissage à la Ferme pédagogique

Rue du Village, 49 - 3790 Fouron-St-Martin

Le samedi 18 octobre dès 19h.

Invitation cordiale

 

Entrée gratuite - Infos : 04/381.22.37

En collaboration avec la Communauté Française, Service de l’Education permanente et le Service Culture de la Province de Liège

 

Soucieux de diversifier son offre culturelle, c’est à une exposition percutante, poignante et porteuse d’espoirs que vous invite le Centre culturel et sportif de Fourons. L’inauguration se fera dans le cadre de la 32ème fête du Peuple fouronnais.

En cette année du soixantième anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme, nous avons souhaité réunir dans un espace, des artistes dont les œuvres sont autant de témoignages vivants des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

La première chose que l’on pourra découvrir c’est bien sûr la déclaration des droits de l’homme illustrée par des dessins et des poèmes des enfants de l’école de Fourons. En parallèle une fresque de dix mètres sur deux réalisée, en 1998,  par un groupe d’enfants algériens rescapés des massacres qui ont  

ensanglanté le pays. Ces victimes fragiles et silencieuses ont pu ainsi exprimer leurs espoirs et leurs rêves.

Ce sont l’artiste-peintre Djamel Merbah et le cinéaste Belkacem Hadjadj, qui préoccupés par les évènements dramatiques qui agitaient leur pays d’origine, sont à la base de ce document iconographique qui a permis de donner la parole à ces jeunes rescapés de l’horreur.

La caméra de B. Hadjadj a saisi les étapes de la réalisation de cette œuvre de mémoire traduite dans un documentaire « L’arc-en-ciel éclaté » qui sera projeté durant la durée de l’exposition.  Le peintre Djamel Merbah nous proposera également  un triptyque de près de quatre mètres sur deux dénonçant les massacres et différents travaux qui souhaitent construire un avenir de paix et de chaleur humaine.

Parmi nos autres invités, on découvrira les travaux d’Yves Lamberty, les couleurs des marchés équatoriens  et celles éclatantes de sa galerie « Droits de l’homme », le respect des minorités constituant une des priorités de sa vie ; mais aussi les nuances sombres et enthousiastes dont émerge la paix du graveur Marc Ducé.

Edmund Steegmann nous confrontera à sa série de dessins qui nous amène à une réflexion profonde.  Bien d’autres artistes de grande qualité et aux travaux variés et forts nous font l’honneur de s’associer à notre projet qui se veut avant tout un plaidoyer pour un homme debout, un homme qui marche, et un monde d’espoir et citoyen,  Adelin Donnay, Thierry Jaspart, Romina De Gregorio et Andrée Wellens.

L’exposition en 17 panneaux diffusée par le Centre d’action laïque de Liège sur « la censure », ennemie redoutable auquel l’homme a toujours été confronté,  renforcera également la dynamique de l’exposition tout comme une sélection d’ouvrages, avec suggestions aux lecteurs, illustrant les différents articles de la Déclaration Universelle. Un travail effectué en collaboration avec la Bibliothèque principale de Verviers.

Fourons ne sera pas oublié, on projettera également le film « Mémoires » de Jean-Jacques Andrien.

 

 

 

 

21:01 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2008

La commune engage...

Comme la rumeur le laissait entendre depuis quelques semaines (depuis que Huub Broers avait retiré de son blog un article dans lequel il louangeait Miel Lemmens parce qu’il n’était pas candidat à ce poste), le collège des bourgmestre et échevins a désigné le dénommé Miel (Emile) Lemmens au poste de responsable des travaux à la commune des Fourons.

lemmens

Michaël Henen l'a déjà souligné, après avoir raté 3 fois l'entrée de la maison communale par les urnes (212 voix (4e suppléant) en 1994, 381 voix (3eme suppléant) en 2000 et… 290 voix en 2006 (où il termine également 3eme suppléant), Miel Lemmens entre donc maintenant par la porte de service pour diriger les travaux. Un vieux dur du "Harde Vlaamse Voerkern" aux côtés du bourgmestre et de son échevin des travaux. Avec une expérience certaine en matière de peinture... routière. En revenant ainsi sur les lieux de ses exploits passés avec le TAK et le VMO, il pourra peut-être restituer les archives qui avaient disparu à la maison communale lorsque ses joyeux copains y avaient séjourné pendant une nuit. De plus, il échangera peut-être sa cagoule de l'époque contre un képi de lieutenant des pompiers du poste avancé des Fourons. Pourquoi pas?

En matière de communication (et de site internet communal), on nous promet une amélioration pour les prochaines semaines. Le bourgmestre a fait désigner sa nièce Erika Brouwers comme employée au service de la communication.

Un mi-temps au service culture a aussi été attribué, par 2 membres du collège sur 4 (?), à Erwin Vroonen qui avait été candidat malheureux à l'examen d'employé de bibliothèque, et un autre mi-temps a été attribué à Mélissa Collings.

Et puis, le collège (pour être précis: 3 membres sur 4) décidément très actif a remplacé Hanne Mengels par Judith Voets à l'emploi de fonctionnaire chargé de la gestion durable des ressources. Pourvu qu'elle dure plus lontemps que la précédente.

17:26 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2008

Le site internet communal est nul... et encore moins!

Voici la page principale du site communal fouronnais (et elle est identique en néerlandais):

site_Fourons

Aucune information sur la page d'accueil. Si vous allez plus loin dans le site, vous trouverez des informations, mais elles sont parfois largement dépassées:

- Hilde Clerx est toujours receveur régional...

- Hanne Mengels est toujours fonctionnaire en développement durable (c'est son occupation à la commune des Fourons qui n'a pas été durable!)...

- la dernière séance du conseil communal a eu lieu le 23 août 2007 !

Mais rien d'intéressant et d'utile.  Comme l'écrit Michaël Henen ailleurs: "on communique quand, Meneer goed bestuur ?"

Il y aurait pourtant des choses à communiquer à la population, comme l'augmentation de 50 % des sacs poubelles à partir du 1er janvier 2009 que la majorité du conseil communal a votée ce mercredi 1er octobre 2008.

Et puis, notre administration communale pourrait aussi montrer à quel point elle applique la législation linguistique dans ses communications (un site internet sert à cela, n'est-ce-pas?). Elle remplacerait "Dorpstraat 67" et "Kerkplein 216", par exemple, sur son site en langue française par les dénominations francophones de ces rues, comme l'impose la jurisprudence de la Commission permanente de Contrôle linguistique.

08:55 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |