28/07/2010

Un lieu-dit en l'honneur du sénateur Magis, pionnier du mouvement wallon.

20100727_144632_004.JPGLa population des Fourons et des environs avait pris l'habitude de parler du château Magis et on avait un peu oublié d'où venait ce nom.

Lors de l'introduction des nouveaux noms de rues, la majorité flamande qui nous dirige a officialisé le nom "Magis" et elle n'avait sans doute pas mesuré la portée de son acte.

En effet, la biographie d'Alfred Magis que nous livre l'historien Paul Delforge est particulièrement intéressante.

 

MAGIS Alfred

Né à Liège le 7 février 1840, décédé à Liège le 3 décembre 1921.

Après des humanités classiques à l’Athénée de Liège, Alfred Magis obtient brillamment les diplômes de docteur en droit (1861) et en sciences politiques et administratives (1863) à l’Université de Liège. Il est inscrit comme avocat à la Cour d’appel de Liège de 1861 à 1882 et exerce de nombreux mandats de commissaire ou d’administrateur dans d’importantes sociétés bancaires, financières ou industrielles liégeoises. Âgé de 32 ans, il est choisi par les Liégeois pour les représenter au conseil communal de leur ville. Quelques mois plus tard, il est désigné comme échevin de l’instruction publique (21 août 1873 – avril 1884). En octobre 1882, il est appelé à remplacer le député D. Mouton décédé, sur les bancs de la Chambre. Il y siège durant dix années avant d’être désigné au Sénat, le 4 avril 1893. Représentant du parti libéral, il prend volontiers part aux discussions parlementaires relatives aux budgets, notamment celui de l’instruction publique. Partisan de la neutralité en matière d’éducation, partisan de garantir la plus grande liberté de décision et d’action possible tant aux individus qu’aux sociétés, il s’oppose à toute réglementation permettant l’intervention de l’État. Dans cet esprit, s’inscrivant manifestement dans un courant libéral manchestérien prononcé, il s’oppose notamment à plusieurs projets de loi visant l’amélioration des conditions ouvrières. Son opposition aux libéraux progressistes et aux socialistes est évidente ; elle apparaît notamment dans son refus absolu d’accorder le suffrage universel, même tempéré par le vote plural. En matière économique, il est évidemment libre-échangiste. En matière militaire, il est partisan du service militaire personnel et obligatoire.

En 1882, lorsque Jules Wilmart fonde la Ligue wallonne de Bruxelles – ville où il s’est établi pour raisons professionnelles –, il entend lutter contre une proposition des députés Delaet et Coremans visant à l’introduction du flamand dans l’enseignement moyen. Dans ce débat intervient aussi, de façon très remarquée, le député libéral liégeois Alfred Magis (1883). C’est pour cette raison que, pendant de longues années, le libéral René Pouret accordera à Alfred Magis la paternité du Mouvement wallon.

Sénateur depuis 1893, Alfred Magis perdra son mandat en 1900 mais sera appelé à remplacer G. Montefiore démissionnaire. Actif lors des débats sur l’emploi des langues à l’armée et dans l’enseignement primaire, le parlementaire liégeois ne manquera pas d’attirer l’attention sur les griefs wallons. Magis poursuivra ses fonctions jusqu’au 24 novembre 1920, jour où il démissionne. Son mandat est alors exercé par Joseph-Maurice Remouchamps.

L'historien a aussi noté que Magis avait une résidence à Fouron-Saint-Pierre au château de la Roth.

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Même si Alfred Magis était resté liégeois, sa descendance s'était établie au château qui porte désormais son nom et Paul Herman, l'époux de sa petite-fille Jeanne Baar, fut même échevin de Fouron-Saint-Pierre pendant de nombreuses années.

 

C'est donc un pionnier du mouvement wallon que VOERBELANGEN a honoré en faisant de MAGIS un nom de rue.


 

10:29 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Gestion communale, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Comment est-ce possible?

Nous avons déjà beaucoup critiqué les nouveaux noms de rues et nous le ferons encore. Les deux dénominations dont nous parlerons aujourd'hui ont déjà failli coûter une amende à l'un de nos citoyens.

A Fouron-Saint-Martin, la majorité communale a donné le nom "Vogelstang" à une petite place (où se trouve le Centre sportif et culturel des Fourons et où l'Action fouronnaise a son siège). Il s'agissait de rappeler qu'à cet endroit se trouvait la perche du tir à l'oiseau.

 

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A Fouron-Saint-Pierre il y a un lieu-dit "Vogelsang" bien connu depuis longtemps.

 

 

 

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Deux noms, aussi proches phonétiquement, ne peuvent qu'induire des erreurs. Un médecin contrôleur s'est déjà trompé. Qu'arrivera-t-il lorsqu'un véhicule de secours se trompera à cause de cette bêtise?

 

10:05 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique, Vie locale | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Journalistes françaises sur la frontière linguistique

 

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Elise Barthet et Caroline Gillet parcourent la frontière linguistique pour une grande enquête. Elles étaient hier au Centre sportif et culturel des Fourons où elles nous ont interrogés.

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L'interview de Nico Droeven.

Ce qu'elles auront retenu de leur périple fouronnais sera à lire bientôt sur leur blog du journal "Le Monde".

 

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Les journalistes ont aussi rencontré Chantal Droeven dont le témoignage servira de fil conducteur.

09:52 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Les Wallons existent! Evolution positive.

Alors que dans certains milieux flamands des Fourons (posez la question au conseiller communal Walpot, par exemple) l'existence d'une communauté francophone aux Fourons est purement et simplement niée, la feuille d'information du groupe "Heem en Natuur Voeren" annonce une activité du centre culturel francophone:

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Pour nous aussi, c'est l'occasion de montrer notre bonne volonté et de publier ici une copie de l'affiche de l'événement en langue néerlandaise:

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Et pourquoi pas profiter de l'occasion pour vous montrer l'affiche en langue française?

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09:14 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/07/2010

Notre cousin, le député Winand Heynen

Contrairement à ce que notre Sénateur-Bourgmestre de la N.V.A. écrit sur son site, le docteur Winand Heynen n'aurait pas été sénateur et il n'était plus de Fouron-le-Comte lorsqu'il a été élu député.

Winand Heynen, docteur en médecine, né à Fouron-le-Comte le 5 juin 1835, fils de Gilles Heynen et de Clémentine Walpot, a été député de Neufchâteau-Virton de 1900 à 1916. Il est décédé le 28 novembre 1916 à Bertrix. Il avait épousé Marie Joséphine Pierlot, née le 19 mai 1842 à Bertrix et y décédée le 25 novembre 1928, fille d'Auguste Pierlot et d'Apolline Gérard, née à Paliseul.

Comme le montre l'extrait ci-dessous de la biographie  (par Thierry Grobois, Editions Racine) du Ministre Hubert Pierlot, neveu de Marie Joséphine, Wynand Heynen n'était pas seulement médecin, mais aussi homme d'affaires, et surtout catholique très engagé:

 

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On raconte qu'il est parvenu à obtenir le chemin de fer à Bertrix, intéressant pour ses ardoisières, en échange d'un vote favorable à la construction de fortifications voulues par Léopold II autour d'Anvers.

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Aujourd'hui encore, une avenue porte son nom à Bertrix.

Notre cousin? Eh oui, nous avons une ancêtre commune en la personne de Pétronille Vandeberg:

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Il est en effet notre cousin au 8ème degré. Et je ne désespère pas de retrouver, grâce à mon ami Paul Delforge de l'Institut Jules Destrée qui m'a fourni quelques renseignements, des interventions de Winand Heynen défendant son terroir wallon et luxembourgeois.

10:20 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/07/2010

Sénateur Broers, ignorance ou raciste ?

1890.JPGDe plus en plus, on constate que M. Broers n'a de la considération que pour les Fouronnais "nés natifs" ("geboren en getogen Voerenaar"). J'avais cru que les Néerlandais échappaient à son mépris, mais dans un commentaire récent concernant Benoît Houbiers, j'ai constaté que l'ascendance hollandaise ne suffisait manifestement pas.

Et c'est ainsi qu'il s'autoproclame le seul et unique Fouronnais siégeant depuis 1890 au Sénat. On lui a effet rapporté qu'un docteur Heynen de Fouron-le-Comte aurait siégé dans la Haute Assemblée à cette époque et que ce Monsieur se serait illustré par les vitraux qui portent son nom à l'église de Fouron-le-Comte. Belle carrière politique, n'est-ce pas?

Par oubli, inculture ou racisme? Il oublie en effet que Jean-Marie Happart, habitant de Fouron-Saint-Pierre, a été député de 1985 à 1991, puis sénateur coopté de 1991 à 1995 et enfin sénateur élu direct de 1995 à 2007. Voilà quelques pas que le tout frais sénateur d'aujourd'hui devrait accomplir.

Il oublie aussi un des pères du mouvement wallon, Alfred Magis de Fouron-Saint-Pierre (celui qui a construit le château ... Magis), député de 1882 à 1890 et ensuite sénateur jusqu'en 1920.

C'était un petit rappel de deux longues carrières au Sénat. H. Broers n'y siégera pas aussi longtemps puisque l'objectif de son parti est de faire disparaître le Sénat.

Mais il semble que pour notre sénateur d'un jour tout ce qui n'est pas "geboren en getogen" ne compte pas. Serait-ce autre chose qu'une forme de racisme?

17:22 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

03/07/2010

Plus ou moins de tolérance linguistique?

 

 

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Magnebos_2010

La plaque de « Voeren 2000 » sur la maison de Louis Hanssen à l’époque.

La nouvelle plaque officielle de la commune des Fourons dirigée par Huub Broers.

 

La flamandisation du paysage fouronnais est une préoccupation constante du groupe qui dirige notre commune. Avant même d’être au pouvoir, le gouvernement flamand lui avait déjà donné des moyens importants (pour y parvenir) en mettant en place le centre d’information « Voeren 2000 ».

On se rappellera que « VOEREN 2000 » avait placé une signalisation privée qui préfigurait les décisions que « VOERBELANGEN » voterait quelques années plus tard.

En 1996, « VOEREN 2000 » tolérait encore la version française « MAGNEBOIS ». En 2010, alors qu’on pourrait croire que le fait d’être au pouvoir va souvent de paire avec une plus grande ouverture d’esprit, nous devons constater qu’il n’en est rien puisque la seule version « MAGNEBOS » subsiste.

 

13:42 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02/07/2010

Toujours moins de service

boite_postale

Depuis quelques jours, la dernière levée a lieu à Rémersdael à 10 heures 30 et, ailleurs dans notre commune, elle est annoncée pour 11 heures. Une exception cependant au bureau de poste principal de Fouron-Saint-Martin où elle est fixée à 17 heures.

Au bureau de poste principal d'Aubel, elle est aussi annoncée pour 17 heures, tandis que l'heure est fixée à 19 heures au bureau de Visé.

Il y a quelques semaines, je dénonçais la suppression de certaines boîtes postales sur le blog rémersdaelois. Voici donc une nouvelle réduction du service.

13:04 Écrit par Jean-Louis Xhonneux dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |